Elle était le principal suspect du meurtre de son mari, Jill Rockcastle vient d’admettre le crime dans un long email. La femme de 49 ans a envoyé un message de dix pages à des amis et de la famille, expliquant, après sont acte, pourquoi elle avait assassiné le joueur professionnel de poker William Gustafik. L’email a été acheté par le Tri-Valley Herald.
Après avoir poignardé à mort son mari Gustafik, 44 ans, le 13 avril dans leur appartement de Las Vegas, elle a nettoyé la résidence parce que “… elle ne voulait pas que quelqu’un d’autre doive s’occuper de ce qu’elle avait fait,’ avant de s’enfuir dans un motel de San Luis Obispo, en Californie, où elle a tenté de mettre fin a ses jours.
Elle a été hospitalisée après avoir été retrouvée par la police et attend son extradition vers le Nevada. Ci-dessous, vous trouverez l’intégralité de l’email dans lequel Rockcastle raconte les détails dérangeants de sa vie avec Gustafik. ________________________________________ Il s’agit de ma dernière déclaration, que j’écris afin d’aider toutes les personnes qui seront touchées par mes actions, les actions de Bill, les actions et les résultats de tout ce qui aura pu se passer ensuite. J’écris ce texte de façon à ce que toutes les personnes qui le recevront puisse s’identifier avec la période au cours de laquelle tout ceci s’est produit et que je puisse répondre à tous les pourquoi, comment, pourquoi moi, comment ont-ils pu, que s’est-il passé, etc. Je n’essaie pas de justifier quoi que ce soit ici. J’ai déjà commis la chose la plus finale qui soit pour nous empêcher de blesser qui que ce soit d’autre. Lorsque Bill et moi nous sommes rencontrés, nous avons découvert que nous avions tous les deux la capacité d’obtenir à peu près tout ce que nous voulions des gens. J’ai fait ce que j’ai fait par besoin de survivre. Bill a fait ce qu’il a fait par besoin de conquérir. Etre supérieur aux gens qui l’entourait. Avoir l’air d’être celui qui avait le mieux réussi dans la salle. Il a vécu une vie remplie de narcissisme. Il a joué toutes sortes de rôles et a pris des drogues de performance. Il était très conscient de sa forme physique et très en forme. Il se sentait supérieur dans son métier, en tant que chiropracteur. Il gagnait d’énormes sommes d’argent mais il était toujours en train d’écouter des conversations téléphoniques au sujet de mensonges et de procédés malhonnêtes contre les gens et des agences, en vue de se faire payer plus. Je travaillais dans la vente d’hypothèques et comme tous les gens qui sont propriétaires d’une maison et qui sont passés par le processus du financement de son achat le savent, cela implique en général de se faire malmener et de signer des documents qui ne correspondent jamais tout à fait à ce que vous pensez avoir signé. Nous avons tous les deux menti, manipulé, triché, trompé et bousculé des gens pour gagner plus d’argent. Bill était aussi plongé dans une bataille pour les droits de garde de sa fille. Il ne se battait pas pour obtenir un droit de garde qui aurait le mieux servi l’intérêt de sa fille, mais son but était de causer le plus de gêne pour son ex-femme et de satisfaire son image publique ; être considéré comme un aussi bon père, si ce n’est meilleur que son ex était une bonne mère. Mais le fait est que ce n’était pas le cas. Il n’aimait pas la partie émotionnelle et d’amour qui consiste à être parent. Il pensait que son ex était tellement obsédée avec (leur fille) que c’était pour cette raison qu’elle avait ces problèmes de distanciation, mais elle a toujours été bien meilleure pour elle qu’il n’aurait jamais pu l’être ET C’EST-CE QU’IL NE POUVAIT PAS SUPPORTER et c’est contre ça qu’il s’est tellement battu. Il savait au plus profond de lui qu’il ne pouvait pas se préoccuper de quelqu’un. Qu’il ne sentait pas l’amour. Qu’il ne sentait pas de compassion. Il ne lui est jamais arrivé une seule fois dans sa vie de faire quelque chose juste pour que quelqu’un se sente mieux. Il n’était pas capable de faire preuve de tendresse. Lorsque nous nous sommes rencontrés, il n’avait aucun contact ou relation avec son père biologique et il détestait quand il devait faire quelque chose avec sa mère ou ce côté de la famille. Je n’ai aucune famille si bien que pour moi, ne rien faire en famille ne posait pas de problème. J’avais l’habitude de passer mes vacances avec des amis et non pas avec la famille. Peu après notre rencontre, Bill passait par une nouvelle évaluation pour la garde et il fallait qu’il fournisse ses déclarations d’impôt pour 2001 et 2002. Ces déclarations montraient qu’il gagnait plus de $200,000 net et ces revenus allaient être pris en compte pour la pension alimentaire. Il pestait à longueur de temps à l’idée de devoir payer tant. Son ex, la chienne n’allait pas avoir tout ça. Il n’arrêtait jamais, jusqu’à ce que je lui montre un programme pour préparer sa déclaration soi-même. Il m’a demandé de faire des grosses coupes dans ses revenus. J’ai fait les calculs, mais je ne pouvais pas terminer. Deux jours avant l’audience, il me menaçait. Il criait au téléphone et me disait à quel point il en avait besoin. Je l’aimais. Je voulais l’aider. Le matin de l’audience, j’ai finalement abandonné et j’ai faxé la déclaration révisée à l’avocat. C’est là que notre partenariat de crime a commencé. Notre premier acte commun de tromperie. Nous avons changé sa déclaration d’impôts et sa pension alimentaire a été augmentée à $1,800 par mois au lieu des $4,000 dont ils parlaient. Ca a tellement bien marché pour Bill et puis j’avais été une participante de bonne volonté si bien que maintenant, Bill n’avait aucun problème à m’en demander plus. Nous avons arrêté de payer des taxes complètement. A cause de ce premier crime, je l’appellerais comme ça, nous avons commencé à vivre sans règle et sans avoir peur des conséquences. Bill me disait que si un jour on se faisait prendre, il aurait assez d’argent pour nous sortir des problèmes. Il avait un partenariat avec un médecin dans un cabinet à Antioch et il m’a demandé de faire sa comptabilité. De cette façon, il—nous—pouvait rapporter ce qu’il voulait au niveau de ses finances et nous pouvions prendre plus qu’un bénéfice de 50%. Je l’ai fait une nouvelle fois et il m’a donné une partie des bénéfices. Il m’a fait financer des ventes de propriétés pour des personnes avec lesquelles il travaillait, de façon à ce que je puisse augmenter les frais et partager les bénéfices avec lui. Je l’ai fait. Bill a découvert différentes façons de tirer autant de revenus personnels qu’il le pouvait de n’importe quelle relation, contrat d’affaire et opportunité et il gagnait des sommes énormes. A cette époque, j’aimais Vegas et je m’y rendais souvent. J’avais appris comment fonctionnaient les systèmes marketing et les programmes développés par les casinos pour attirer et conserver les clients joueurs qui offraient des dépenses et des pertes de jeux régulières. J’ai pu m’établir comme VIP dans plusieurs propriétés et je bénéficiais de nombreux cadeaux et bénéfices, y compris des chambres gratuites des repas, des commodités. Il a commencé à m’accompagner lors de ces voyages. Il adorait le traitement VIP et les égards. Comme je jouais autour des tables 6 à 8 heures par jours pour répondre aux exigences de mon statut, il a commencé à jouer au poker. Et c’est là que son obsession est née. Il a commencé à diriger son cabinet d’Hayward en tant que propriétaire en février 2004. Je l’ai aidé à acheter l’immeuble dans lequel se trouvait son cabinet et j’ai réussi à le faire passer en SARL, si bien que cela n’a pas affecté son crédit personnel. Il considérait ça comme un tel coup et était tellement impressionné par ma capacité à « réussir à tirer tout ça des gens ». Il avait sa maison a San Ramon. J’avais la mienne. Nous passions toutes les journées ensemble. J’ai commencé à faire sa comptabilité pour son cabinet d’Hayward aussi, en tant que faveur, étant donné que je faisais déjà sa comptabilité pour son cabinet d’Antioch. Je ne me souviens même pas du nombre de fois où je l’ai entendu arnaquer quelqu’un au téléphone et raccrocher en étant tellement fier de lui-même pour avoir réussi à tirer tant d’une personne. Il sur-traitait ses patients. Il faisait revenir les blessures après avoir maximisé les facturations autorisées et a soutiré autant qu’il le pouvait à l’état en faux soins. Il était tellement impressionné par l’argent qu’il gagnait qu’il a commencé à vouloir dépenser excessivement. Il voulait vivre à la hauteur de son statut. Etre visiblement riche. Il a suggéré que nous habitions ensemble, mais aucune de nos maisons n’était assez bien. J’arrivais à couvrir mes dépenses avec un ou deux contrats par mois. Je finançais des maisons plus grandes, avec des hypothèques plus importantes, et j’obtenais 2% ou mieux sur mes transactions. $700,000 cela voulait dire $14,000 ou plus par contrat et c’était plus que je ne dépense. Si bien que je ne travaillais pas beaucoup. Je partageais 50/50 puis 60/40 avec le courtier avec lequel je travaillais. Donc je ne travaillais pas beaucoup et j’avais beaucoup de temps libre alors que lui continuait à travailler tous les jours de 7h00 à 19h00 et ça le rendait très jaloux. Il voulait jouer au poker. Il voulait vivre une vie de flambeur et devenir joueur de poker professionnel à la télé. Passer à la télé c’était son obsession. Il voulait être reconnu publiquement. Il a décidé qu’étant donné qu’il y allait bientôt y avoir des changements dans les allocations d’indemnisations pour les travailleurs et que ses revenus allaient en pâtir, il fallait qu’il devienne joueur pro. J’avais du temps libre et c’est ce qu’il voulait. “En ocotbre 2004, nous sommes passés à notre nouveau mode de vie. Le début des escroqueries. J’en laisse beaucoup de côté mais tous ceux qui nous ont connus savent que nous sommes passés par les améliorations physiques, toute la chirurgie plastique, tout pour avoir l’air riche et beaux lorsqu’il était célèbre. J’ai fait tellement de choses à mon corps pour devenir son « trophée ». Je ne blâme pas que lui pour tout ça. J’aimais ça, je le voulais J’ai aidé Bill à acheter deux autres maisons. Je l’ai aidé à obtenir ses belles voitures. Je l’ai aidé à faire tout ça et j’ai aussi dit que tout était acheté avec mon argent pour que son ex-femme ne le poursuive pas pour avoir plus d’argent. Bill a décidé de se consacrer au poker et il a employé les services de deux médecins pour s’occuper de son cabinet. Il leur a donné des options de rachat après quelques années, tout comme il avait acheté son cabinet d’Hayward. Le médecin qu’il a placé dans son cabinet d’Hayward nous a révélé qu’il allait être poursuivi pour pornographie enfantine. Je suis allée voir notre avocat pour tout lui raconteur. Il a dit à Bill de ne pas le laisser s’approcher de son cabinet. Mais Bill s’en foutait. Il voulait la liberté et il voulait pouvoir jouer au poker à plein temps. Bill est allé si loin qu’il l’a laissé déménager dans notre maison de San Ramon, cela faisait partie du contrat. PORNOGRAPHIE ENFANTINE. Bill a joué son premier tournoi en tant que joueur professionnel de poker aux WSOP, il a pris un buy-in de $10,000 et a perdu en quatre heures. Mais cette urgence était ce dont il avait besoin à ce moment-là. Tout ce que nous avons fait à partir de ce moment a été basé sur le fait de devenir pro, de remporter des millions et par-dessus tout, de devenir célèbre. De passer à la télé. En ce qui concerne sa fille, il a continué dans la bataille avec sa femme. Pendant six ans, il n’a jamais arrêté. Il est passé par plusieurs professionnels, avocats et il a dépensé beaucoup d’argent là dessus. Il a dépensé plus de $100,000 juste pour blesser Joanne. Il n’a jamais vraiment voulu xxxx . J’inclus une lettre que je lui aie écrite ici. --Joanne Cette lettre a pour but de vous aider toi et xxxxx. Je veux que tu saches que ce que vous ressentiez par rapport à Bill et le fait qu’il était si horrible avec toi, n’a pas d’autre raison que le fait que Bill préférait se battre avec vous plus que se contenter d’être heureux avec xxxxx. Je ne sais pas pourquoi mais cette haine devait être plus que ça. Ce que les autres pensaient de lui, la façon dont il était présenté, gouvernait tout ce qu’il faisait. Il voulait que tout le monde le considère comme étant le meilleur père, je pense que c’est parce qu’il ne savait même pas comment en être un. Il aimait xxxxx à l’intérieur, mais il ne savait pas comment s’occuper d’elle émotionnellement. Il n’avait pas une once d’instinct protecteur. Il ressentait de l’amour, mais n’avait pas la capacité de se laisser aller. Il avait le sentiment qu’il devait toujours être le « Top Gamer ». Il y a deux ans, il a planifié de vous faire tuer toi et ta mère. Il a payé un gars pour le faire, alors que xxxxx était à Las Vegas pour Noël. Ca a été les journées les plus effrayantes de ma vie. Il avait l’intention de te tuer de façon à obtenir la garde de xxxxx et de tuer ta mère pour qu’elle ne puisse pas demander la garde, puis il voulait louer les services d’une nounou à plein temps pour qu’il puisse continuer à poursuivre son rêve de poker, de faire des gains énormes et de passer à la télé. Quand je me suis tellement mise en colère contre lui et que je lui ai dit qu’il allait détruire la vie de xxxxx, sa réponse a été de me dire qu’elle s’en remettrait. Vivre à Las Vegas, voyager, avoir une personne qui ne s’occupe que d’elle, elle serait sur un petit nuage. Les enfants sont contents où qu’ils soient. C’est ce qui peut donner la meilleure idée de qui était vraiment Bill. Il n’y avait rien ni en xxxxx, ni en moi qu’il aime vraiment, mis à part lui-même. Penser qu’elle pourrait être plus heureuse si elle te perdait. Il ne pouvait pas voir la relation que tu partageais avec elle parce que lui n’en avait aucune, il ne l’a comprenait pas vraiment non plus. La laisser assise dans une chambre pendant 12 heures à regarder la télé tout un dimanche pendant qu’il jouait au poker et sniffait de la cocaïne était son idée d’une visite réussie. Elle était contente parce qu’elle ne pouvait jamais faire ça à la maison, tu lui faisais faire des choses tout le temps. Il voyait cela comme une faute de ta part. Il pensait que tu étais tellement obsédée par elle et que tu avais tous ces problèmes de détachement et peut être que tu en as vraiment, Joanne, mais tu as toujours été meilleure pour elle qu’il n’aurait jamais pu l’être et c’est CE QU’IL DETESTAIT et c’est contre ça qu’il s’est tellement battu. Il savait au plus profond de lui qu’il ne pouvait pas s’occuper de quelqu’un. Qu’il ne ressentait pas d’amour. Qu’il ne ressentait pas de compassion. Il n’a jamais rien fait dans sa vie uniquement pour que quelqu’un puisse se sentir mieux. Il était incapable de faire preuve de tendresse. Il te critiquait pour le petit-déjeuner au lit alors que s’il ne l’avait fait qu’une fois de temps en temps pour elle juste se lever et se poser dans son lit, elle aurait été tellement contente. Il ne pouvait pas ou il ne voulait pas le faire. Tout devait avoir un résultat visible pour être considéré comme utile et à faire. Pas une satisfaction émotionnelle. Ca, il ne l’a jamais eu, je suis désolée. Il aurait dû mettre fin à ça, il aurait dû être plus fort. Il aurait dû aller chez un avocat et t’aider. Son obsession pour le poker était aussi importante que le fait de se battre contre toi. Il calculait chaque mouvement dans sa bataille pour atteindre le meilleur niveau d’énervement de Joanne possible. Cette nouvelle tactique consistant à sortir xxxxx de OLG, ce n’était que parce que tu étais tellement impliquée dans ton église et dans ton école et que tu aimais la savoir là-bas. Savoir que xxxxx était contente là-bas, à quel point c’était devenu sa communauté, comment elle y avait fait ses racines. Il pensait qu’elle s’ajusterait mais pas toi. Que tu deviendrais folle. Il aimait vivre et savoir que tu n’avais pas ce que tu voulais et ça, je ne peux pas le comprendre. Il s’est passé ce qui s’est passé parce que je ne pouvais pas le laisser continuer comme ça. Il avait l’intention de remplir cette nouvelle motion pour que tu sois mentalement examinée, la faire changer d’école et obtenir la garde à 50% et d’autres changements et puis après, il t’expliquerait comment ça allait être. Il voulait payer une nounou pour s’occuper de xxxxx lorsque ce serait sa semaine, pour qu’il puisse continuer à jouer au poker. Il avait un plan de dernier recours et il allait trouver des gars qui seraient prêts à te tuer toi et ta mère si c’était trop difficile à réaliser et qu’il ne l’emportait pas. Lorsque cela s’est passé, c’est ce qu’il était en train de faire. Il avait décidé de faire bouger les choses et de le faire faire. Nous n’arrêtions pas de nous battre à ce sujet, violemment et je le croyais. Je ne pouvais pas le laisser faire ça. Je suis tellement désolée pour toi et pour elle, mais finalement, pour la première fois, j’ai le sentiment qu’elle est en sécurité et que peut être, je l’ai même aidée. Maintenant, pour les autres personnes qui ont été blessées par cela. Je vais raconter l’histoire en termes généraux mais vous vous reconnaîtrez. Bill a commencé à dépenser sans compter. Il jouait en ligne, il jouait sans arrêt et il jouait comme si l’argent ne viendrait jamais à manquer. Il pensait vraiment qu’il allait réussir à faire son trou. Tous ces changements dans les indemnisation pour travailleurs sont arrivés et les revenus de Bill ont baissé de 2/3 par rapport à ce qu’ils étaient. Il perdait de l’argent dans son cabinet. Il dépensait plus qu’il ne gagnait. Pas seulement au poker, mais dans des voyages, des soirées, des jouets, n’importe quoi. Il pensait qu’il lui suffisait de toucher le gros lot une seule fois et que tout serait parfait. On commençait à manquer d’argent. On vivait cette fausse vie de millionnaires. Mais nous n’étions pas des millionaires. On était au bord de la ruine. Et c’est à ce moment là qu’on a commencé à développer des combines. Différentes façon de faire en sorte que des gens me donnent de l’argent à MOI, pas à lui pour qu’il n’ait pas besoin de donner quoi que ce soit à son ex-femme. Vendre de faux contrats immobiliers. Ce plan est né après avoir fait un vrai contrat avec un ami qui avait acheté 50% d’une société financée par un autre gars sur son crédit. Nous avons payé 50% cash puis fait un contrat de côté disant que nous étions propriétaires de 50% mais ce n’était que sur le papier. Bill pensait que c’était un super moyen de gagner de l’argent parce qu’il pensait que le mec avec lequel il avait fait ça avait gagné de l’argent dont nous n’avions pas connaissance. Sur la propriété et sur les meubles. Pour le premier, il m’a promis que je pouvais faire en sorte que cette personne marche là dedans, l’argent qu’il paierait en acompte lui serait rendu au double la première fois qu’il ferait un gros gain. Je l’ai cru. Et je l’ai fait. A ce moment là, je suis vraiment passée pour une personne horrible pour avoir ne serais-ce qu’été capable de penser à un truc pareil. Mais j’ai pensé qu’il avait raison et que j’aidais. C’est comme ça que je pouvais vivre avec ces horreurs. Le truc horrible suivant était avec un bon ami qui, d’après Bill avait des problèmes et avait demandé à Bill de l’aider. Cela comprenait le fait de détenir des fonds qui étaient la raison de son procès en attente, et qui devaient être protégés pour le cas où ils perdraient. Bill leur a dit de me donner l’argent et que je serais leur façade auprès d’eux, pour parler d’options de protections car si quelque chose se produisait il ne prendrait pas le risque d’un recours de son ex-femme et de perdre tout ce qu’il avait avec sa fille. Mes enfants étaient déjà partis, alors je pouvais tomber. Ce que les gens ne savaient pas qu’il savait ne pouvait pas le toucher. Bill a pris la majorité de l’argent et l’a caché dans un endroit que je ne connaissais pas de façon à ce que je n’ai pas besoin d’avoir peur Plusieurs autres choses se sont produites et alors qu’il s’occupait de son poker et de sa drogue, on présentait un vrai show. Flambeurs. Beaucoup d’argent. J’étais une super femme d’affaire. J’étais détestable. Il a continué à se battre avec son ex-femme. Il a employé les services d’un avocat après l’autre. Il a fini avec une femme à Pleasanton qui est la ressource parfaite pour toute personne qui aime qu’on soit d’accord avec elle. Elle avait peur pour moi. Elle voyait à quel point Bill était ou pouvait être agressif, violent et méchant. Elle m’a recommandé plus d’une fois de me protéger. Je me suis rendue dans son bureau seule une fois et elle a été choquée de l’air que j’avais et a eu peur que j’ai des problèmes. J’en avais, mais je n’ai rien dit. Dans sa bataille pour la garde, on a conseillé à Bill d’être testé pour TDAH et qu’il suive des sessions de gestion de la colère. Un thérapeute a été sélectionné et Bill a commencé à lui rendre visite. Je suis allée à plusieurs de ces rendez-vous et lors de l’un d’eux, je parlais et Bill était tellement méchant et destructeur que le thérapeute lui a dit « Tu es un enculé » et Bill a adoré et ça l’a fait rire. Bill a signé un accord au lieu d’aller au tribunal et il a signé un accord pour couper son droit de visite régulier, ce qui allait très bien avec ses parties de poker. Il louait les services d’une nounou quand il avait xxxxx, il l’emmenait à Vegas et elle passait ses journées et ses nuits avec lui plutôt qu’avec lui. On n’avait plus rien, plus d’argent, plus de crédit, plus d’amis, plus rien. Pendant tellement de nuits les unes après les autres, il commençait à 16h00 et jusqu’à une ou deux heures du matin, il jouait au poker en ligne en se faisant des lignes de cocaïne et moi, je restais assise sur le lit à ne rien faire quand nous étions à la maison. Quand on était à Vegas, il jouait au poker. Parties pour de l’argent, tournois, parties sur invitations. Evidemment, il perdait tout. Il y avait un tournoi par semaine et puis des parties tous les jours, ça équivalait à $15-20,000 qu’il perdait et puis il y avait le grand événement à $10, 15 ou $25,000 de buy in. Il perdait plus de 50-75,000 par mois facilement. Entre janvier 2007 et le jour de la tragédie, il a perdu $200,000. Bon, je jouais aussi et certains parmi vous, qui me connaissez, savent comment je peux miser. Mais vous m’avez vu gagner des milliers de dollars. Je pouvais jouer à la roulette et gagner 20,000, je textais Bill dans la salle de poker. Il arrivait et attrapait 10-15,000 et les perdait. Ses revenus ont continué à baisser. J’ai touché plusieurs jackpots y compris un de $80,000 au Bellagio. J’ai caché pas mal de mes gains au Paris et au Bellagio. J’avais mon nid secret. J’ai donné de l’argent à mes enfants qui en avaient besoin. Il était devenu désespéré. On a fait plusieurs autres arnaques et il a eu des fonds pour un peu plus longtemps, mais il n’a jamais gagné. Ses cabinets étaient mourants et nous coûtaient de l’argent. Je passais mon temps à aller à la banque déposer de l’argent pour payer les factures. Il arrivait avec du liquide et m’envoyait le déposer pour que la banque pense que c’était à moi et que son ex femme ne fasse rien. Je passais ma journée à jongler entre les coups de téléphones et les mensonges et une fausse vie. J’étais en train de m’effondrer. Je vais taire beaucoup de choses pour que ça reste court mais ma vie était devenue un enfer pendant la dernière année. Je vais passer tous les procès, tous les avis d’imposition, tous les chèques en bois, toute la drogue, toutes les collections. La journée la pire a eu lieu quand Bill m’a informée que son ami qui lui avait donné tout ce liquide a garder lui réclamait de l’argent pour les impôts. C’est ce jour là qu’il m’a dit qu’il avait tout dépensé. Qu’il fallait que je trouve l’argent pour son ami. J’ai eu un choc. Je ne sais pas ce qui m’est arrivé, mais j’ai changé. J’étais tout à coup persuadée qu’il fallait que je l’arrête. J’ai appelé tout le monde pour avoir de l’aide. Certains d’entre vous savent que j’ai demandé. Certains d’entre vous savent à quel point j’étais désespérée. J’ai appelé cet avocat que j’ai mentionné et je lui ai demandé de me sortir de là. J’ai appelé mon avocat et je lui ai tout dit au sujet du jeu, de la drogue. Il m’a dit que la plupart des personnes dépendantes au jeu ne pouvaient pas être arrêtées tant que tout n’était pas perdu et qu’il n’y avait pas de substitut pour le sentiment de high. Je le savais. Le jour de la tragédie, Bill est parti pour Vegas me demandant de m’assurer que son buy-in serait payé au moment de son atterrissage. Cela faisait quelques semaines que je souffrais de symptômes de crise cardiaque et j’ai décidé qu’il fallait que j’aille voir mon médecin. J’avais une irritation depuis une semaine et je pensais que ce n’était rien, mais je me suis aperçue que j’avais un zona dû au stress. Il m’a donné une prescription pour des calmants. Ca faisait des semaines que je n’avais pas dormi vraiment. Je vais maintenant insérer ma déclaration concernant la tragédie. ________________________________________ SOUMIS AU SECRET ENTRE L’AVOCAT ET SON CLIENT Pour : Conseil juridique
Date: 14 avril 2007 Sujet: Jill Rockcastle De: XXXXXXXXXXXXX. J’ai rencontré Jill Rockcastle pendant plusieurs heures les 13 et 14 avril 2007. Ces communications étaient entre une cliente et son avocat, sont soumis à la loi du secret Californienne. Rien de ce qui se trouve dans ce mémo ne devra être dévoilé à un tiers, quelle qu’en soit la raison, sans son consentement écrit. Au cours de notre conversation, Jill m’a dévoilé que son mari était mort, dans l’appartement qu’ils partageaient à Las Vegas. Elle m’a indiqué qu’il avait menacé de la tuer en milieu de matinée la vielle, le 12 avril 2007 et qu’elle l’avait poignardé approximativement trois fois en haut de la poitrine. Elle a nettoyé l’appartement, s’est débarrassée du couteau et est retournée en Californie, elle a essayé plusieurs fois de me contacter, finissant par m’avoir en fin d’après-midi le 12 avril 2007. Sans que je sache ce qui s’était passé, nous avons arrangé de nous rencontrer le lendemain, le 13 avril 2007. Contexte. Au milieu des années 80, Bill était agent de réadaptation. Il travaillait semble-t-il au centre médical de Vacatille, en Californie. Il a raconté à Jill à plusieurs occasions que la meilleure partie de ce travail, c’était de pouvoir battre les gens et que cela vous faisait passer pour un héro auprès de vos collègues. Jill ne sait pas s’il a été renvoyé ou s’il a démissionné. Au début des années 2000, Bill est sorti diplômé de l’école de chiropractie puis il a commencé à travailler en tant que chiropracteur. Il a très bien réussi dans ce domaine et avait trois cabinets. Il y a quelques années, il est entré dans le circuit du poker professionnel. Il aimait se voir comme un joueur majeur dans le circuit de poker et le poker a rapidement pris le dessus sur sa vie. Il a abandonné sa propre pratique et est entré dans des contrats écrits avec des subordonnés qui ont fini par prendre en charge les trois cabinets. Des problèmes sont arrivés avec deux de ces cabinets qui ont résulté en un procès en cours avec un médecin et des problèmes avec l’employé d’un autre cabinet. Vers l’époque où il a eu son diplôme de chiropracteur, Bill a divorcé. Elle avait à peu près 37-38 ans et vivait avec leur fille (âgée de 9 ans) à une adresse inconnue à Castro Valley. Ils ne sont restés marié que 18 mois. Elle s’est retrouvée enceinte de xxxxx et Bill a fait ce qu’il avait à faire. Mais peu après sa naissance, Bill est parti. Selon Jill, Bill n’a jamais eu de sentiments très profonds pour xxxxx, mais il adorait harceler son ex femme. En fait, il y a même eu un ordre du tribunal l’intimant à assister à ses événements sportifs, ce qu’il détestait faire. Jill et Bill étaient amis depuis quelques années. Ils se sont rencontrés à peu près six mois après le divorce de Bill. Deux ans après, ils ont commencé à avoir une relation romantique qui s’est terminée par un mariage, en 2005 je pense. Bill avait une habitude fétichiste d’étranglement que Jill a découverte au cours d’une relation sexuelle quand il l’a étranglée jusqu’à ce qu’elle perde connaissance. Il avait les deux mains autour de sa gorge, ce qu’il avait déjà fait auparavant, mais cette fois-ci, il avait un regard fou et avait l’air d’y « prendre du plaisir ». Lorsqu’elle est revenue à elle, elle était furieuse avec lui. La même chose s’est reproduite bien plus tard. La dernière fois que cela s’est produit était à Pâques. Bill a eu une relation très mouvementée après son mariage. Son ex-femme a même mis Jill en garde avant qu’ils ne se marient, lui conseillant de faire attention mais sans explication. Bien qu’ils aient divorcé et qu’elle ait eu beaucoup de problèmes avec lui, son ex-femme avait encore des sentiments pour lui et d’une certaine façon, continuait à croire qu’elle avait une sorte de relation avec lui. Elle avait aussi des contacts avec sa famille comme par exemple des cartes de Noël. Mais Bill n’avait aucun sentiment vis à vis d’elle. Il a souvent répété à Jill qu’il l’a détestait et voulait les voir, elle et sa mère, morte. Jill pensait que Bill aurait bien aimé les tuer de ses propres mains. Par deux fois, ils ont été engagés dans une évaluation très chère alors que Bill voulait changer ses droits de garde et de visite. A la suite de ces évaluations, il y a une grande série de documentation sur les problèmes, les menaces et les questions entre Bill et son ex-femme. Les témoins comprennent : 1. Andy Pioman, PhD à l’Oasis Center, Walnut Creek, qui a assisté Bill dans la gestion de la colère; 2. Erica Meyers, PhD, Oakland, qui était l’une des évaluatrices; 3. Christine Pigeon, Oakland, Maître spécial assigné à la famille par le département de droit de la famille de la Cour supérieure ; 4. Jim Jacobs, ancien maître spécial et 5. Vera Hartford, l’ancienne avocate de Bill lors de la seconde évaluation. Vera a demandé à Jill de la rencontrer pour déjeuner et pendant le rencontre, elle a dit qu’elle était inquiète pour Jill et lui a demandé de faire attention en présence de ce dernier. Elle a aussi demandé à Jill de trouver un moyen pour que Bill « la renvoie ». Juste avant Noël 2005, Bill a dit à Jill qu’il avait payé les services de quelqu’un pour tuer son ex-femme et sa mère. Jill ne l’a pas cru, mais elle a remarqué qu’il était très agité et anxieux. Il restait près du téléphone au Bellagio où ils restaient pour des vacances de Noël pour une pause. Il a fini par lui avouer qu’il attendait un coup de téléphone de la personne qui confirmerait que l’assassinat avait eu lieu. Jill a paniqué. Elle espérait qu’il mentait. En fait, il ne mentait pas mais “l’homme de main” l’a arnaqué. Bill était furieux mais à la connaissance de Jill, il n’a jamais réessayé de la refaire tuer. Généralement, ces menaces étaient faites lorsqu’il était sous cocaïne ou descendait juste d’une prise excessive. Et c’était encore pire quand il se trouvait au milieu d’un litige avec elle comme ça avait été le cas récemment ou s’il devait s’occuper de sa fille ou encore aller à un de ses événements sportifs. Au moment de sa mort, il y avait une nouvelle pétition qu’il avait déposée pour changer les droits de garde et de visite. Il venait de la déposer mais elle était encore à l’état embryonnaire. Il est important de noter qu’il n’avait aucuns sentiments pour sa fille et que ces efforts n’avaient qu’un seul but, celui de harceler son ex femme. Lorsque sa fille se trouvait dans la maison qu’il partageait avec Jill, Bill lui parlait à peine et passait son temps à jouer au poker sur l’ordinateur. Il était très désagréable avec elle et ne lui montrait pratiquement jamais d’affection. xxxxx commençait à se rebeller contre lui. Il n’a jamais abusé d’elle physiquement, mais il était méchant et vicieux. Bill n’a connu que très peu de succès en tant que joueur professionnel. Le circuit dans lequel il se trouvait le faisait passer par le Nevada et la Californie (les casinos des réserves indiennes). Les événements de championnat étaient précédés par des « mini-tournois »et si le buy-in pour l’événement principal était souvent entre $10-25,000, les mini-tournois pouvaient facilement doubler le montant à avancer juste pour jouer. Généralement, il perdait. Il a aussi développé l’habitude d’imploser pendant un tournoi. N’importe quoi pouvait en être la cause, il se mettait à jouer bêtement et perdait très rapidement. Les joueurs peuvent jouer pendant de longues heures et pour tenir le coup, il a commencé à prendre des drogues. Il soulevait des poids et faisait du body-building. Il était fort et en très bonne forme physique. Il a commencé à prendre des stéroïdes métaboliques pendant un moment, mais il avait arrêté récemment. Il les a remplacés par des injections quotidiennes de testostérone dans le haut du bras et à mettre du gel de testostérone sur les cuisses. Il a commencé aussi à abuser de la cocaïne. Jill pense que la dernière fois qu’il en a pris, c’était vers 1h00 du matin, le mardi 10 avril 2007. Son régime de drogues commençait en début d’après-midi. Généralement, il rentrait à la maison (ou à l’hôtel) très tard. En se levant le matin, il prenait Ativan et du café. Le stimulant du café lui permettait de s’énerver un peu. Puis il pouvait retourner dormir pour une heure - une heure et demie et se réveillait vigilant mais très agressif. Il disait que ça lui donnait un avantage et lui permettait de commencer sa journée. Une fois réveillé, il allait en général au cabinet où il passait un nombre incalculable d’heures à jouer au poker sur son ordinateur. S’il était absent pour un tournoi, il partait au casino. Il jouait tous les mini-tournois souvent au coût de $1,000 ou plus par soirée et perdait pratiquement tout le temps. Même s’il perdait chaque soir, il demandait de l’argent à Jill pour jouer dans l’événement principal. La nuit qui a précédé l’incident, le mardi 10 avril 2007, Bill est allé à Las Vegas pour jouer dans un tournoi à l’hôtel Bellagio. Jill devait conduire jusqu’à Las Vegas depuis leur maison à San Ramon et amener sa fille. Elle devait apporter $30,000 avec elle pour que Bill puisse jouer au cours des jours suivants, cela comprenait les $25,000 du buy-in pour l’événement principal et les buy-ins de différents petits tournois. Jill a décidé de partir en avion mais elle n’a pas pu trouver de vol qui arrivait à temps pour le mini tournoi de la soirée de mercredi. Elle savait que Bill serait furieux si cela se produisait. Elle a appelé une de ses amies, lui demandant si elle pouvait avancer les $5,000 pour Bill, mais elle ne pouvait pas. Elle a tout de même parlé à un ami qui le pouvait. Il a avancé l’argent mais un ami de Bill devait le repayer. Jill leur a dit à tous les deux que Bill allait la tuer s’il n’avait pas les $5,000. Jill est arrivée à Las Vegas le mercredi soir, alors que le tournoi avait déjà commencé, vers 21h00. Elle a immédiatement essayé de rembourser la dette. Mais ce qu’elle ne savait pas, c’est que l’ami de Bill l’avait retrouvé et lui avait raconté ce qui s’était passé. Il lui a dit que le fait de devoir rendre cet argent à ce gars ne le mettait pas très à l’aise. Bill a explosé et il s’était déjà fait sortir du tournoi quand Jill est arrivée. Jill s’est aperçue qu’il n’avait pas assez sur son compte pour couvrir les $5,000 et elle a décidé de retourner chez eux. C’est là qu’elle a trouvé Bill qui était en colère après elle. Quand il était en colère, en général, il ne se mettait pas à crier et à hurler. Il devenait silencieux, serrait les dents, s’appuyait vers l’avant et se mettait à vous “parler” agressivement. Il pouvait être vicieux et menaçant. Il avait au moins à une occasion, et en public, donné une claque au visage à Jill. Il la menaçait souvent mais généralement, pas en public. Bill a demandé qu’il rembourse les $5,000 immédiatement et est devenu très agressif. Jill en avait assez et a répondu qu’elle ne le ferait pas et qu’il n’avait qu’à rembourser sa dette lui-même. Il s’est calmé et est allé se coucher vers 21h00 ou 22h00. Jill s’est couchée elle aussi quelques heures après. Le jour de l’incident. Bill s’est réveillé vers 7h30. Il était de mauvaise humeur et encore en colère à cause de la nuit précédente. Mais il n’était pas menaçant. Il a renversé un verre de red crystal light directement sur le tapis, à côté du lit. Jill s’est levée pour nettoyer la boisson, espérant pouvoir éviter d’avoir une tâche sur le tapis neuf. Elle a utilisé du nettoyant aromatisé au pin et l’odeur était assez forte. Elle a couvert le sol mouillé avec deux couvertures du lit. Il a pris son Ativan avec son café et est retourné dormir pour une heure - une heure et demie. Jill ne sait pas s’il a pris ses injections. Elle ne pense pas qu’il ait pris de cocaïne. Le fait qu’il n’ait pas pris de cocaïne l’inquiétait plus que s’il en avait pris. Elle l’avait déjà vu atterrir après un abus de cocaïne et savait que ça le rendait fou, menaçant et agressif. Il s’est finalement réveillé vers 10h30-11h00, il était très alerte, et comme elle le craignait, agressif. Il a immédiatement commencé à parler de repayer la dette à Julian et elle a répété qu’elle ne le ferait pas. Il voulait aussi $2,500 pour jouer dans un autre mini-tournoi ce jour là, qui commençait à 13h00. Jill a refusé de lui donner de l’argent. Il est devenu plus agressif encore, plus graveleux et il a commencé à comparer Jill avec Joann. Jill a pensé que Bill commençait à perdre la tête et a décidé qu’elle devait partir. Il a commencé à l’accuser de vouloir l’embarrasser face aux autres joueurs et le ruiner. Il a commencé à menacer de tuer Joann et sa mère, disant qu’il allait les tuer et qu’il n’en pouvait plus de ce qui se passait. Cela lui a rappelé Noël 2005. Puis il a dit qu’il en avait marre de Jill et qu’il allait la tuer. Elle s’est souvenue que Bill lui avait dit un jour qu’ils ne se sépareraient jamais, « pas tant que l’un de nous deux serait en vie. » Jill est sortie de la chambre et se trouvait dans le salon. Elle avait l’intention de partir mais Bill a fait le tour de la pièce et s’est placé entre elle et la porte. Il continuait à avancer vers elle en serrant les dents et en la menaçant, s’approchant autant qu’il le pouvait. Elle a reculé vers la cuisine. La cuisine est en forme de U et il l’a coincée au bout du U. A ce moment là, Jill a vu le bloc de boucher et en a sorti un couteau. Elle l’a pointé vers lui, lui demandant de la laisser tranquille. Mais Bill n’a pas reculé, il lui a juste laissé un peu plus de place. Mais il restait entre elle et la porte. Puis il a commencé à avancer vers elle. Il l’a fait reculer jusque dans le couloir et dans la chambre. Il a commencé à avancer vers elle, ses bras étaient sur le côté, mais ses mains et ses avants-bras étaient tendus, comme s’il allait l’étrangler. Elle était terrifiée et a cru qu’il allait la tuer. Ne pouvant pas reculer, elle l’a frappé des deux mains. Il est tombé et c’est là qu’elle a réalisé qu’elle avait encore le couteau dans les mains et qu’elle lui avait infligé trois ou quatre blessures dans la région du haut de la poitrine. Il lui a fallu un moment pour réaliser ce qui s’était passé mais il était évident que Bill était mort. Elle l’a couvert avec une couverture et une serviette parce qu’elle « ne voulait pas qu’il ait froid ». Elle a arrangé les choses autour de lui, l’a touché, lui a parlé. Elle pensait qu’il allait se lever. Pendant un moment, elle est restée assise dans le salon pour essayer de comprendre ce qui s’était passé. Puis elle a paniqué. Elle a décidé de se suicider. Elle s’est préparée des céréales avec plusieurs drogues mais elle a tout jeté parce que le goût était épouvantable. Elle a nettoyé le bol. Pendant ce moment de panique, elle a décidé qu’elle ne voulait que personne n’ait à s’occuper de ce qu’elle avait fait et elle a nettoyé l’appartement, lavé les draps, « tout nettoyé pour que personne n’ait à le faire » et elle a quitté l’appartement. Elle a pris la décision de retourner en Californie où elle a appelé son avocat pour avoir de l’aide. Preuves disculpatoires possibles: en plus de ce qui a été révélé dans ce post, il y a une boîte jaune dans le cabinet de Bill, sous le lit des patients, elle devrait contenir des résidus de cocaïne. Dans le cabinet aussi, il y a une boîte et des dossiers flex qui contiennent les différentes pièces des dossiers d’évaluation. Cela comprend un dossier vert d’une douzaine de centimètres qui contient les différents emails vicieux et de menace de la correspondance entre Bill, Joann et d’autres. Les papiers du divorce se trouvent dans le placard de rangement noir qui se trouve à la droite du bureau de Bill. Je sais que tout ce que j’ai révélé ici n’excuse rien. Cela ne m’excuse pas et cela ne m’aide d’aucune façon. Ce n’est pas la raison pour laquelle j’envoie ceci. J’ai l’intention à ce moment de mettre fin à cet enchaînement tragique d’événements en mettant fin à mes jours. Je sais que mes enfants vont devoir apprendre à vivre avec ça, mais personne d’autres ne devrait accepter que je puisse vivre, même si ça doit être en prison pour le restant de mes jours où ailleurs. Il fallait que je nous arrête. Tous ceux qui ont fait partie de cela, j’espère que vous vous en sortirez. J’espère que vous pourrez sortir tout le dégoût et la colère que vous avez contre nous et nous les remettre dessus. Consolez-vous dans le fait que nous ne sommes plus là et que nous ne pourrons plus blesser personne. Si pour quelque raison que ce soit, je n’arrive pas à le faire, au moins, cela garantira ma condamnation et le fait que je devrais payer chaque jour pour cette vie répugnante. Je sais que ça ne veut rien dire mais je suis vraiment désolée. Je m’excuse auprès des personnes qui m’ont aimé, pour cette honte. J’espère que vous pourrez vous sortir de tout ça physiquement et émotionnellement. J’espère que vous pourrez au moins pardonner assez pour vous assurer de votre propre bonheur. ________________________________________ Publié pour la première fois à 1h00 le vendredi 20 avril 2007
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